Published on May 16, 2024

Face à une accusation criminelle au Québec, la présomption d’innocence ne suffit pas toujours à protéger votre emploi ; une défense stratégique et proactive est essentielle.

  • Votre employeur ne peut justifier une sanction que s’il prouve un lien direct et rationnel entre l’accusation et la nature de vos fonctions.
  • Le contrôle de l’information (médias, réseaux sociaux) et la connaissance de vos recours légaux sont aussi cruciaux que votre défense au tribunal.

Recommandation : Adoptez immédiatement une posture de gestion de crise : verrouillez vos communications, documentez chaque interaction avec votre employeur et consultez un avocat pour établir votre plan de bataille.

Recevoir une accusation criminelle est un séisme qui ébranle les fondations de votre vie. Au-delà de l’angoisse judiciaire, une menace immédiate et concrète pèse sur votre gagne-pain. Votre employeur, informé de la situation, pourrait être tenté de prendre des mesures drastiques pour “protéger son image”. Vous vous sentez jugé avant même le procès, et votre carrière semble suspendue à un fil. La plupart des conseils se limitent à rappeler le principe de la présomption d’innocence, vous laissant croire que ce bouclier juridique est suffisant.

Cependant, cette vision est incomplète. En pratique, la présomption d’innocence est une règle de droit pénal, pas une garantie absolue contre les conséquences professionnelles. Attendre passivement que la justice suive son cours est souvent la pire des stratégies. La véritable clé n’est pas seulement de connaître vos droits, mais de les transformer en une stratégie de défense active de votre carrière et de votre réputation, dès la première heure. Il s’agit de mener une “guerre de perception” sur deux fronts : le front légal face à votre employeur et le front public face à l’opinion.

Cet article n’est pas un simple résumé de vos droits. C’est un plan de bataille conçu par un avocat défenseur. Nous allons décortiquer les arguments que votre employeur peut (et ne peut pas) utiliser, vous donner les outils pour ériger un “cordon sanitaire informationnel” autour de votre réputation, et vous guider à travers les étapes pour non seulement survivre à cette épreuve, mais aussi pour reconstruire votre avenir professionnel, quelle que soit l’issue judiciaire.

Pour vous guider à travers cette épreuve complexe, nous avons structuré ce guide en plusieurs étapes clés. Chaque section aborde une facette de votre défense, de la réaction initiale face à votre employeur à la reconstruction de votre carrière.

Votre employeur peut-il vous suspendre au Québec à cause d’une simple accusation criminelle ?

C’est la première question qui hante toute personne accusée : “Vais-je perdre mon emploi ?”. La réponse de principe est non. Au Québec, la présomption d’innocence s’étend à la sphère professionnelle. Une simple accusation, sans condamnation, ne constitue pas une cause juste et suffisante de congédiement ou de suspension sans solde. Votre employeur ne peut agir sur la base de simples soupçons ou par crainte d’une atteinte hypothétique à sa réputation.

Le fardeau de la preuve repose entièrement sur lui. Pour justifier une mesure disciplinaire (comme une suspension administrative, généralement avec solde) ou un congédiement, l’employeur doit démontrer l’existence d’un lien rationnel et objectif entre la nature de l’infraction reprochée et les fonctions que vous occupez. Par exemple, une accusation de fraude financière pourrait avoir un lien avec un poste de comptable, mais difficilement avec un poste de paysagiste. L’employeur doit prouver que le maintien de votre lien d’emploi cause un préjudice réel et non spéculatif à l’entreprise.

Une décision récente du Tribunal administratif du travail dans l’affaire Indeed Canada Corp. illustre parfaitement ce principe. Un employé a été congédié suite à la découverte de jugements civils pour fraude. Le Tribunal a jugé le congédiement illégal, car l’employeur n’a pas réussi à établir un lien entre les actes reprochés (fraude immobilière) et les fonctions de l’employé (développement de clientèle en recrutement). Les craintes de l’employeur pour son image ont été qualifiées d’hypothétiques.

Votre stratégie est donc de vous préparer à démontrer l’absence de ce lien rationnel. Analysez froidement vos tâches : impliquent-elles une confiance absolue, la gestion de fonds, la sécurité de personnes vulnérables ? Si la réponse est non, la position de votre employeur est considérablement affaiblie.

Accusé au Québec : comment protéger votre réputation dans les médias avant le procès ?

Dans la “guerre de perception”, le silence est votre meilleur allié, mais il doit être stratégique. Dès qu’une accusation est portée, surtout si elle est médiatisée, vous devez ériger un cordon sanitaire informationnel pour maîtriser le narratif. La première arène de cette bataille est numérique : vos réseaux sociaux. Il est impératif d’agir vite et de ne laisser aucune prise à une mauvaise interprétation.

Voici les premières actions à poser :

  • Passez immédiatement tous vos comptes (Facebook, LinkedIn, Instagram, etc.) en mode privé.
  • Désactivez temporairement vos profils publics jusqu’à la fin des procédures.
  • Ne publiez absolument aucun contenu, même anodin, qui pourrait être lié de près ou de loin à votre affaire.
  • Archivez ou supprimez les publications passées qui pourraient être sorties de leur contexte et utilisées contre vous.
  • Bloquez sans hésiter les journalistes ou les inconnus qui tentent de vous contacter par ce biais.

Si des journalistes vous approchent directement, la seule réponse acceptable est une réponse préparée et neutre. Votre avocat est votre porte-parole. En son absence, une phrase-type doit être votre seul commentaire, comme le recommande le Guide pratique de gestion de crise médiatique :

Avocat criminaliste s'adressant aux médias devant un palais de justice de Montréal

Compte tenu de la procédure en cours, mon avocat m’a conseillé de ne faire aucun commentaire, et je suivrai cet avis.

– Phrase-type recommandée par les avocats criminalistes québécois, Guide pratique de gestion de crise médiatique

Cette approche a un double objectif. Premièrement, elle évite que vos propos soient déformés ou utilisés contre vous au tribunal. Deuxièmement, elle projette une image de sérieux, de contrôle et de respect pour le processus judiciaire, ce qui est souvent plus bénéfique pour votre réputation à long terme que de tenter de vous justifier publiquement.

Diffamation durant votre procès au Québec : pouvez-vous poursuivre vos accusateurs publics ?

Pendant que vous gardez un silence stratégique, d’autres peuvent être tentés de s’exprimer, que ce soit la partie plaignante, des témoins ou de simples commentateurs sur les réseaux sociaux. Il est essentiel de distinguer ce qui est dit dans l’enceinte du tribunal de ce qui est déclaré publiquement.

Un témoignage livré sous serment devant un juge bénéficie d’une immunité relative. Si une personne ment délibérément au tribunal, elle ne peut pas être poursuivie pour diffamation, mais elle commet une infraction criminelle grave : le parjure, prévu par le Code criminel. C’est au procureur de la Couronne de porter de telles accusations. Votre recours n’est pas une poursuite civile, mais la démonstration de la fausseté du témoignage dans le cadre de votre propre procès.

La situation est radicalement différente pour les déclarations faites en dehors de la salle d’audience. Tout ce qui est dit ou écrit sur les réseaux sociaux, dans les médias, ou dans tout autre contexte public, n’est pas protégé par cette immunité. Si ces déclarations portent atteinte à votre réputation en vous attribuant des actes ou des intentions que vous n’avez pas commis, elles peuvent constituer de la diffamation au sens de l’article 1457 du Code civil du Québec. Pour gagner une poursuite en diffamation, vous devrez prouver trois choses :

  1. La tenue de propos diffamatoires.
  2. Un préjudice subi (atteinte à la réputation, perte d’emploi, stress et anxiété).
  3. Un lien de causalité entre les propos et le préjudice.

Attention toutefois, le temps pour agir est limité. En matière de diffamation, le délai de prescription est de seulement un an au Québec à compter du jour où vous avez eu connaissance des propos diffamatoires. Il est donc crucial de documenter précisément toute déclaration publique et de consulter rapidement un avocat pour évaluer vos chances de succès.

Comment obtenir une ordonnance de non-publication au Québec pour protéger votre identité ?

L’un des outils les plus puissants pour protéger votre vie privée et garantir un procès équitable est l’ordonnance de non-publication. Il s’agit d’une directive du tribunal qui interdit aux médias de publier votre nom ou toute information permettant de vous identifier. Cependant, son obtention n’est pas automatique.

La demande doit être formulée par votre avocat, idéalement dès votre première comparution. Elle se base principalement sur les articles 486.4 à 486.6 du Code criminel. Pour convaincre le juge, il faut démontrer que la publicité entourant votre affaire présente un risque sérieux pour votre droit à un procès juste et équitable. L’argument principal est souvent le risque de “contamination” du jury potentiel. Une couverture médiatique intense et négative pourrait rendre difficile, voire impossible, de trouver des jurés impartiaux.

Le juge doit alors peser deux droits fondamentaux qui s’opposent :

  • Votre droit à un procès équitable et à la protection de votre vie privée.
  • Le droit du public à l’information et le principe de la publicité des débats judiciaires.

Il est important de savoir que même si elle est accordée, une ordonnance de non-publication a ses limites. Elle vise principalement les médias. Elle n’empêche pas la consultation des registres publics au greffe du palais de justice, appelés plumitifs, où votre nom continuera d’apparaître. Elle ne s’applique pas non plus rétroactivement aux articles déjà publiés avant que l’ordonnance ne soit rendue.

Hall d'entrée moderne d'un palais de justice québécois avec comptoir d'accueil

Demander une telle ordonnance est une décision stratégique. Bien qu’elle ne soit pas une solution miracle, elle constitue une barrière significative contre la propagation de votre identité dans l’espace public et peut grandement contribuer à préserver votre réputation et celle de vos proches durant les procédures.

Acquitté au Québec : comment effacer les traces de votre accusation et reconstruire votre réputation ?

Un acquittement est une victoire immense, mais ce n’est pas la fin du combat. C’est le début de la “reconstruction narrative”. Des traces de votre accusation persistent dans les dossiers de police et sur internet. Agir méthodiquement est essentiel pour tourner la page définitivement.

La première étape est administrative : la destruction de votre dossier judiciaire. Une accusation qui n’a pas mené à une condamnation ne crée pas de casier judiciaire, mais elle laisse des traces (empreintes digitales, photographies) dans les bases de données policières. Vous avez le droit d’en demander la destruction. Suivez un plan d’action rigoureux pour vous assurer que tout est bien effacé.

Votre plan d’action pour la destruction des données judiciaires

  1. Obtenir les documents officiels : Demandez une copie certifiée conforme du jugement d’acquittement ou du procès-verbal de l’audience confirmant l’issue favorable de votre dossier.
  2. Contacter la police locale : Prenez contact avec le corps de police qui a procédé à votre arrestation pour soumettre une demande formelle de destruction de vos empreintes digitales et des informations locales.
  3. Faire la demande à la GRC : Envoyez une demande écrite distincte à la Gendarmerie royale du Canada (GRC) pour exiger la destruction des photographies d’identité judiciaire et des empreintes conservées dans la base de données nationale.
  4. Effectuer un suivi rigoureux : Si vous ne recevez aucune confirmation écrite de la destruction dans un délai de 30 à 60 jours, relancez les services concernés. Ne laissez rien au hasard.
  5. Conserver les preuves : Gardez précieusement toutes les confirmations de destruction. Ces documents sont la preuve irréfutable que votre dossier est vierge.

La seconde étape concerne votre réputation en ligne. Les articles de presse publiés au moment de votre accusation ne disparaissent pas par magie. Vous avez plusieurs options, avec des taux de succès variables, pour gérer cet héritage numérique.

Options pour gérer les articles de presse après acquittement
Option Avantages Inconvénients Taux de succès
Demande de retrait complet Efface totalement l’article Rarement accepté par les médias 15-20%
Mise à jour avec acquittement Rétablit les faits L’article original reste visible 60-70%
Ajout d’une note éditoriale Rapidement obtenu Impact limité sur la perception 80-85%
Désindexation Google Réduit la visibilité Article reste sur le site Variable

L’approche la plus réaliste et souvent la plus efficace est de demander une mise à jour de l’article pour y inclure la nouvelle de votre acquittement, idéalement dans le titre et le premier paragraphe. Cela permet de rétablir la vérité pour quiconque trouverait l’article via un moteur de recherche.

Comment prouver que votre congédiement cache une discrimination au Québec ?

Si votre employeur vous congédie suite à une accusation, malgré l’absence de lien rationnel avec votre emploi, vous pourriez être victime de discrimination. La Charte des droits et libertés de la personne du Québec est votre principal bouclier. Elle interdit explicitement la discrimination fondée sur les “antécédents judiciaires”.

Plus précisément, vous êtes protégé par les articles 10 et 18.2 de la Charte québécoise. L’article 18.2 stipule que nul ne peut congédier, refuser d’embaucher ou pénaliser une personne dans le cadre de son emploi pour le seul motif qu’elle a été déclarée coupable d’une infraction pénale, si cette infraction n’a aucun lien avec l’emploi. Cette protection est encore plus forte dans le cas d’une simple accusation non suivie d’une condamnation.

Pour faire valoir vos droits devant le Tribunal administratif du travail (TAT) ou la Commission des droits de la personne, vous devrez toutefois prouver que le congédiement est bien lié à l’accusation. La preuve est reine. Votre mission est de bâtir un dossier solide démontrant un lien de cause à effet entre la connaissance de l’accusation par votre employeur et la fin de votre emploi. Rassemblez méticuleusement les éléments suivants :

  • Chronologie des événements : Documentez la date exacte où votre employeur a appris l’existence de l’accusation et la date de votre congédiement. Une proximité temporelle (quelques jours ou semaines) est un indice très fort.
  • Communications écrites : Conservez tous les courriels, SMS, mémos internes ou lettres de la direction qui mentionnent, même indirectement, votre situation judiciaire.
  • Témoignages de collègues : Si des collègues sont prêts à témoigner (souvent par écrit et de manière confidentielle au départ) de changements d’attitude de la direction à votre égard après l’annonce de l’accusation, leur apport est précieux.
  • Évaluations de performance : Rassemblez vos évaluations antérieures. Si elles sont positives et ne font état d’aucun reproche professionnel, cela affaiblit la thèse d’un congédiement pour d’autres motifs.

En somme, vous devez démontrer que sans cette accusation, vous seriez toujours en poste. C’est en établissant ce lien de causalité que vous transformerez une situation injuste en une victoire juridique.

Entrevue d’emploi au Québec : devez-vous révéler votre casier judiciaire si on ne vous le demande pas ?

La question de la divulgation des antécédents judiciaires est une source majeure d’anxiété lors de la recherche d’un nouvel emploi. La règle d’or est la suivante : vous n’avez aucune obligation de divulguer une information qu’on ne vous demande pas. Si un recruteur ne pose pas la question, vous n’avez pas à aborder le sujet de votre propre chef.

Il est crucial de comprendre la distinction entre une accusation et une condamnation. Une accusation qui s’est soldée par un acquittement, un retrait des charges ou une absolution inconditionnelle ne constitue PAS un casier judiciaire. Vous pouvez légalement et honnêtement répondre “non” si on vous demande si vous avez un casier. Il est essentiel de connaître votre statut exact.

Distinction entre les différents statuts judiciaires
Statut Constitue un casier? Obligation de divulguer? Impact sur l’emploi
Accusation sans condamnation Non Non Aucun sauf si lien direct avec emploi
Absolution inconditionnelle Non Non Aucun
Absolution conditionnelle Temporaire (1-3 ans) Si demandé Limité selon l’emploi
Condamnation Oui Si demandé Variable selon le lien avec l’emploi

Si un employeur vous demande si vous avez des antécédents judiciaires et que vous avez été condamné (et n’avez pas obtenu de pardon), l’honnêteté est la meilleure politique. Mentir pourrait entraîner un congédiement ultérieur pour fausse déclaration. Cependant, même en cas de condamnation, la protection de la Charte s’applique. Comme le rappelle une fois de plus la loi :

Scène d'entrevue d'embauche dans un bureau québécois moderne avec deux personnes en discussion

Un employeur ne peut vous écarter à cause d’un casier que s’il y a un lien direct entre l’infraction commise et l’emploi.

– Article 18.2 de la Charte des droits et libertés de la personne du Québec, Charte québécoise

Votre stratégie en entrevue, si vous devez divulguer une condamnation, est d’être préparé. Expliquez brièvement les faits, montrez que vous avez assumé la responsabilité de vos actes, et, surtout, démontrez pourquoi cette erreur passée n’a absolument aucun impact sur votre capacité à exceller dans le poste convoité. Transformez un point négatif en une preuve de résilience et de maturité.

À retenir

  • Le droit québécois vous protège fortement contre un congédiement basé sur une simple accusation; l’employeur doit prouver un lien direct et rationnel avec l’emploi.
  • La gestion proactive de votre réputation (médias, réseaux sociaux) est une facette non négociable de votre défense. Le silence contrôlé est votre meilleur atout.
  • Après un acquittement, vous avez le droit d’exiger la destruction des dossiers policiers et de demander la mise à jour des articles de presse pour reconstruire votre réputation.

Comment rebâtir votre vie professionnelle au Québec après une condamnation criminelle ?

Recevoir une condamnation criminelle n’est pas une fin en soi pour votre carrière, mais le début d’un nouveau parcours qui exige stratégie et persévérance. La clé est de comprendre les outils à votre disposition pour atténuer l’impact du casier judiciaire et d’explorer des avenues professionnelles où il constitue un moindre obstacle.

L’outil le plus important est la suspension du casier judiciaire, communément appelée “pardon”. Une fois obtenue, elle atteste que votre casier est mis à part et ne devrait plus apparaître lors des vérifications d’antécédents standards. Les délais pour être admissible à cette demande sont fixés par la loi : il faut attendre 5 ans pour une infraction punissable par procédure sommaire ou de 10 ans pour un acte criminel, à compter de la fin de votre sentence (incluant la période de probation). Le processus est long et exigeant, mais c’est l’étape la plus importante pour une réhabilitation professionnelle complète.

En attendant d’être admissible au pardon, ou si votre demande est refusée, il est judicieux d’adopter des stratégies de carrière alternatives qui contournent l’obstacle du casier. Plutôt que de vous heurter sans cesse à des refus dans des secteurs très réglementés (finance, éducation, santé), envisagez des domaines où la vérification des antécédents est moins systématique ou moins restrictive. Voici quelques pistes à explorer :

  • Le travail autonome : Devenez votre propre patron. En tant que consultant, pigiste ou entrepreneur, personne ne vous demandera de vérification d’antécédents. C’est l’occasion de capitaliser sur votre expertise sans dépendre du jugement d’un employeur.
  • Les métiers de la construction : Ce secteur est en forte demande de main-d’œuvre et se montre souvent plus flexible concernant les antécédents judiciaires, surtout pour des infractions sans lien avec le vol ou la violence.
  • La restauration et l’hôtellerie : Ces industries embauchent fréquemment sur la base des compétences et de la motivation, accordant moins de poids au passé judiciaire.
  • Le développement de compétences pointues : Investissez dans des formations en forte demande (technologies de l’information, métiers manuels spécialisés). Une expertise rare et recherchée peut souvent l’emporter sur un casier judiciaire.

Rebâtir sa vie professionnelle après une condamnation est un marathon, pas un sprint. Cela demande de l’humilité, de la créativité et une volonté de prouver sa valeur au-delà des erreurs du passé.

Votre carrière et votre réputation méritent une défense acharnée. Chaque situation est unique et requiert une analyse approfondie. Pour une stratégie taillée sur mesure à votre situation, la prochaine étape est de consulter un avocat spécialisé qui saura défendre vos droits et votre avenir professionnel.

Written by Richard Bélanger, Richard Bélanger est avocat criminaliste et de la défense depuis 22 ans, membre du Barreau du Québec et plaideur aguerri ayant représenté des centaines d'accusés devant les tribunaux criminels québécois. Il se spécialise dans la défense contre des accusations d'actes criminels, la négociation de peines minimales, la contestation de preuves obtenues illégalement et la protection des droits constitutionnels des accusés. Il défend une approche combative centrée sur la présomption d'innocence et la minimisation des conséquences pénales sur la vie de ses clients.